36 articles par CHRISTINE VERTES

Baccalauréat : la plus jeune candidate du Lot a 16 ans

Par CHRISTINE VERTESPublié le 17 juin 2015 à 09:04

Baccalauréat : la plus jeune candidate du Lot a 16 ans

Examens

Élève au lycée Champollion à Figeac, Josephe Peyaka-Labro a révisé «sans stress» chez elle, à Saint-Maurice-en-Quercy./ Photo DDM J.-C.B.
Élève au lycée Champollion à Figeac, Josephe Peyaka-Labro a révisé «sans stress» chez elle, à Saint-Maurice-en-Quercy./ Photo DDM J.-C.B.

Avec deux ans d'avance mais sans aucun complexe, Josephe Peyaka-Labro commence les épreuves du bac aujourd'hui.

À 16 ans, l'élève du lycée Champollion de Figeac, la plus jeune candidate au bac dans le Lot cette année, aborde l'examen avec philosophie… même si, elle l'avoue, cette matière sur laquelle elle doit plancher cette après-midi n'est pas franchement celle qu'elle préfère. «J'aimerais tomber sur l'art ou la technique, ou alors sur la loi et la liberté. Ce sont des sujets qui me parlent», confiait-elle il y a deux jours, en pleine révision dans sa maison familiale de Saint-Maurice-en-Quercy.

Un parcours sans faute

Arrivée dans le Lot il y a sept ans du Cameroun, Josephe qui avait déjà un an d'avance a «sauté» la classe de CM1, notamment grâce à ses facilités en anglais. Un parcours sans faute qui, selon elle, n'a rien d'exceptionnel. «Quand je suis arrivée du Cameroun, j'avais un an d'avance parce que là-bas on commence l'école à deux ans. Ensuite j'étais dans une classe anglophone. Et comme je m'en sortais mieux, on m'a fait passer une classe. Je m'adapte très vite mais je n'ai pas d'intelligence particulière. Je ne suis pas précoce.» Dans son cas, la maturité n'attend pas le nombre des années.

Sérieuse et rigoureuse, la lycéenne se prépare «sans stress» à la semaine d'épreuves écrites qui s'ouvre aujourd'hui. Mais pas de planning de révision minuté ni de bachotage effréné, Josephe a choisi la méthode douce pour préparer son bac STMG (sciences et technologies du management et de la gestion). «Je ne suis pas du tout stressée. Je n'ai pas de stratégie : je m'y mets juste quand j'ai envie. Ce qui est sûr c'est que je relirai mes cours la veille de chaque épreuve.» Une mention ? Josephe là aussi ne se met pas de pression mais espère faire aussi bien qu'au bac blanc en décrochant, au moins, la mention «assez bien». Elle compte sur sa matière fétiche, la mercatique — comprenez le marketing — pour marquer des points. «C'est en fait la relation entre les entreprises mais aussi avec les consommateurs. C'est du concret, c'est ça qui me plaît.» Le bac en poche, Josephe suivra à la rentrée un BTS commerce international au lycée Ozenne de Toulouse, et vise ensuite la licence pour «travailler directement à l'étranger». «C'est une nouvelle vie qui commence. Je vais avoir mon appartement…». Reste encore le bac, un cap décisif, à passer.

A.L.

Des élèves s'investissent dans la BD

Par CHRISTINE VERTESPublié le 15 juin 2015 à 15:29

Des élèves s'investissent dans la BD

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Enseignement et formation - Lycée Champollion

Une partie du club BD du lycée Champollion, lors du salon du livre
Une partie du club BD du lycée Champollion, lors du salon du livre

Dix élèves du lycée Champollion (de la seconde à la terminale) ont décidé de mener à bien un projet autour de la BD, en compagnie de Christine Vertès, leur documentaliste. Il est financé par le conseil régional Midi-Pyrénées, dans le cadre des projets d'avenir.

L'objectif est d'offrir aux lycéens la possibilité d'exprimer leur vision sur un aspect de l'histoire de leur choix, dans le territoire de Figeac et ses environs, par l'écriture d'un scénario, l'illustration d'une bande dessinée et la réalisation de vidéo sur le travail effectué.

Deux intervenants professionnels encadrent ces élèves : Jérôme Piot pour le scénario, Manu Cassier pour les illustrations.

Trois projets ont vu le jour, sur ces trois thèmes : L'hôpital de Figeac dans la révolution française, le rejet de celui qui est différent et la liberté.

Les élèves ont élaboré un document de présentation de leur bande dessinée, qui sera présenté au public, lors du prochain festival de la BD de Cajarc.

La Dépêche du Midi

Belle réussite pour les rencontres de l'alternance

Par CHRISTINE VERTESPublié le 08 juin 2015 à 07:29

Belle réussite pour les rencontres de l'alternance

Emploi

Une trentaine d'entreprises avaient répondu à l'invitation.
Une trentaine d'entreprises avaient répondu à l'invitation.

Les partenaires des MCEF de Decazeville et Villefranche organisaient ce 4 juin, au Laminoir, les 3° rencontres de l'alternance afin de promouvoir les contrats de professionnalisation et d'apprentissage sur l'Ouest Aveyron avec pour objectif de favoriser les échanges entre les entreprises, les jeunes, les centres de formation et les professionnels de l'emploi, un véritable passeport pour l'emploi.

« Cela s'inscrit, précise Marie-Lou Marcel, présidente de la MCEF, dans le plan d'action de la maison commune. C'est le comité technique de la MCEF qui a préparé le plan d'action avec le concours de divers partenaires (CCI, chambre des métiers et de l'artisanat, chambre d'agriculture, CIO Decazeville . . .) et des divers centres de Formation ( CILEO, lycée des métiers du bois et de l'habitat, lycée La Découverte, François Marty formation continue, compagnon du devoir, AFPA, GRETA, lycée Champollion, lycée de Rignac . . .)»

Sur le forum on comptait une trentaine d'entreprises au rang desquelles on peut citer, sans être exhaustif, SAM Technologie, LISI Aéro espace, Robert Bosch France, des entreprises de travaux publics avec notamment Lagarrigue, d'hôtellerie-restauration, de commerces, de transport, d'agriculture . . .

Johna Lebas , responsable de l'arrondissement Villefranche-Decazeville de la Mission locale, Yannick Dijols directeur de la MCEF, précisent que l'intérêt de cette manifestation « consiste à pouvoir amener le public vers l'alternance soit par le contrat d'apprentissage, soit par le contrat de professionnalisation à travers des formations qui commencent au niveau BEP, CAP jusqu'à des formations d'ingénieur.

Dans le comité technique il y a Pôle emploi, mission locale, les chambres consulaires, l'Etat, le bureau territorial de la région Midi-Pyrénées et le CIO (Centre d'information et orientation). Les entreprises qui sont présentes sont ouvertes à l'idée d'embaucher des personnes dans le cadre de l'alternance.»

Une manifestation qui visiblement a obtenu une grand succès de par le nombre de personnes intéressées qui se sont succédé tout au long de l'après-midi.

La Dépêche du Midi

Des terminales de Champollion à Albi

Par CHRISTINE VERTESPublié le 14 mai 2015 à 12:26

Des terminales de Champollion à Albi

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Enseignement et formation

Les élèves posent pour la photo souvenir.
Les élèves posent pour la photo souvenir.

Jeudi 7 mai, les élèves de terminale sciences et technologie du management et de la gestion (STMG) du lycée Champollion ont effectué une sortie scolaire à Albi, accompagnés par leurs enseignantes d'économie gestion. Cette journée a débuté par une visite guidée au musée Toulouse-Lautrec : l'observation de toiles et d'affiches réalisées par Henry Toulouse-Lautrec leur a permis de découvrir cet artiste peintre régional et sa vision originale du Paris de l'époque. Après une halte dans la cathédrale Sainte-Cécile pour admirer les très belles fresques «bleu roi» des murs et de la voûte, la visite de la verrerie ouvrière d'Albi constituait le deuxième temps fort de la journée : première coopérative ouvrière de France créée avec l'appui de Jean Jaurès, puis société anonyme rachetée par le groupe Saint Gobain, elle est l'exemple d'une entreprise productive et écologique. A travers cette visite, les élèves ont observé les étapes de la production très robotisée des bouteilles et se sont rendu compte des difficiles conditions de travail des ouvriers (bruit, chaleur).

La journée, déjà bien remplie, s'est terminée de manière plus sportive et ludique au bowling d'Albi.

La Dépêche du Midi

Journée du souvenir : «Soyez vigilants»

Par CHRISTINE VERTESPublié le 13 mai 2015 à 13:28

Journée du souvenir : «Soyez vigilants»

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Déportation

La sous-préfète Véronique Laurent-Albesa et les enfants de l'école Jacques-Chapou, face à la stèle place du 12 -M ai.
La sous-préfète Véronique Laurent-Albesa et les enfants de l'école Jacques-Chapou, face à la stèle place du 12 -M ai.

Ils sont une soixantaine à monter dans le car qui, en ce matin du 12 mai, démarre de la place de Carmes sous la houlette de Michel Larguille, président de l'Association des enfants des déportés et fusillés, victimes du nazisme de Figeac et de ses environs. Ces passagers participent à la Journée du souvenir de la déportation.

Elle a de beaux yeux bleus, Michelle Bayle, mais ils rougissent immédiatement à la mémoire de son père, arrêté puis déporté par les nazis à Figeac, il y a 71 ans, le vendredi 12 mai 1944 : «Mon père s'appelait Roger Burgalières. Il était chauffeur dans une entreprise, raconte-t-elle. Il avait aidé les maquisards à transporter des munitions, des armes. Il a été déporté au camp de Neuengamme où il est mort, à 31 ans. Ce 12 mai 1944, je suis allée sur le calvaire avec mes grands-parents. Ils disaient : «On entend les camions, ils repartent vers la côte de Camburat…» J'entends toujours le bruit de ces camions quand je monte au Calvaire. J'avais 5 ans, mon petit frère 2 ans et notre petite sœur 2 mois. On m'a proposé de porter la gerbe de fleur chaque année, mais je ne peux pas. C'est mon cousin Pierre Estantau, dont le père a aussi été tué en déportation, qui s'en charge.»

Pierre Estantau est bien là. Après le solennel dépôt de fleur place des Carmes, il se retrouve entouré d'un groupe d'enfants de CM2 à l'école Jacques-Chapou, accompagnés par la directrice Marie-Hélène Gayraud : «J'avais un an lorsque mon père a été pris par les nazis ce 12 mai 1944, témoigne Pierre Estantau. Je suis ici pour vous passer le message. Soyez vigilants, que cela ne se reproduise plus jamais.» Les enfants écoutent, reçoivent ce témoignage : «C'est très dur, on comprend ce que signifie le mot barbarie», commente Enzo. «C'est injuste, tous ces gens tués, toute cette peine», réagit Morgane.

La commémoration se terminera dans la cour du lycée Champollion, en présence des 800 élèves de l'établissement. Une gerbe est déposée par deux lycéennes sous la plaque apposée en mémoire des enseignants et élèves du lycée, puis par André Mellinger, maire de Figeac, et Véronique Laurent-Albesa, sous-préfète du Lot. Des lycéennes lisent des extraits de lettres de déportés. Poignant.

La Dépêche du Midi

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